MESSAGES CLÉS

  • Une émergence inhabituelle de Dermatophilus congolensis, pathogène classiquement zoonotique, est rapportée avec une très forte suspicion de transmission interhumaine lors de contacts sexuels en milieux humides (saunas, spa).
  • A date, environ une cinquantaine de cas a été recensée à ce jour, majoritairement chez des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH), souvent avec la notion de fréquentation de saunas.
  • D’autres cas de transmissions par contact sexuel en milieux humides (saunas) de la bactérie sont documentés en Europe et à l’international.
  • Les formes cutanées (cf. atlas dermatologique) observées sont bénignes, avec une évolution favorable sous antibiothérapie usuelle (amoxicilline, pristamycine).
  • Le contexte de rassemblements festifs (Marche des fiertés, lieux festifs et sexuels) en cours et dans les mois à venir augmente le risque de diffusion sur le territoire national et européen.
  • Dans un contexte d’émergence, les professionnels de santé sont appelés à une vigilance renforcée afin d'améliorer le repérage des cas, le traitement et le signalement dans une approche globale des IST / dermatoses transmissibles.
  • Un signalement via les circuits de soins (CeGIDD) est recommandé pour améliorer la connaissance de cette dermatophilose émergente en santé humaine. La localisation des CeGIDD est disponible sur www.sante.fr et viales sites des ARS.

MESSAGES CLÉS

  • Une épidémie de maladie à virus Ebola (souche Bundibugyo) est en cours en République démocratique du Congo et en Ouganda, avec une circulation virale active et probablement sous-estimée à ce stade.
  • Le risque d’importation en France est considéré comme faible à ce jour. Toutefois, la possibilité de survenue de cas suspects impose une vigilance renforcée de l’ensemble des professionnels de santé.
  • Les tableaux cliniques initiaux pouvant être peu spécifiques (fièvre, symptômes généraux), une attention particulière doit être portée à l’interrogatoire de voyage et à la recherche d’un contexte d’exposition à risque.
  • Une maladie à virus Ebola doit être évoquée devant tout patient présentant une symptomatologie compatible dans les 21 jours suivant un séjour en zone de circulation virale.
  • En cas de suspicion, le patient doit être isolé sans délai et les mesures de protection adaptées immédiatement mises en œuvre, avec activation de la filière risque épidémique et biologique (REB) via le SAMU-Centre 15.
  • Tout patient suspect ne doit pas être adressé spontanément vers une structure d’urgence ou un laboratoire sans concertation préalable avec le SAMU-Centre 15.

MESSAGES CLÉS

  • La surveillance des arboviroses (chikungunya, dengue et Zika) est renforcée en France métropolitaine du 1er mai au 30 novembre (période d’activité des moustiques). Le virus de la fièvre du Nil occidental (West Nile virus) est également concerné par cette surveillance.

  • Le début de la saison 2026 est marquée par un nombre important de cas importés de dengue et de chikungunya en France métropolitaine augmentant le risque d’apparition de cas autochtones sur le territoire en cette période.

  • La survenue de cas autochtones est très souvent liée à une absence de diagnostic, une sous-déclaration ou à une déclaration tardive des cas.

  • Face à un tableau clinique évocateur, fièvre d’apparition brutale, en l’absence d’autre signe d’appel infectieux, sans autre diagnostic, il est essentiel d’évoquer ces diagnostics et prescrire les examens biologiques préconisés, et ce, y compris en l’absence de voyage en zone à risque.

  • Les examens biologiques doivent être prescrits en fonction de la date de début et des signes des patients en privilégiant des prélèvements précoces.

  • Le signalement de chaque cas est obligatoire car permet aux agences régionales de santé, en lien avec leurs partenaires, de mettre en œuvre sans délai les mesures de lutte antivectorielle et de prévention.

  • Depuis le 22 avril 2026, la dématérialisation des maladies à signalement obligatoire est en vigueur pour les cas de dengue, chikungunya, virus du Nil Occidental et Zika via le Portail de signalement des évènements sanitaires indésirables (PSIG) : https://signalement. social-sante.gouv.fr/.

 

Les hantavirus, principalement transmis à l’Homme par des rongeurs infectés sont responsables d’infections de gravité variable. Des précautions simples permettent de diminuer le risque d’infection. 

Aujourd’hui, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a rappelé avec inquiétude que moins d’un tiers des pays du monde disposent d’une politique nationale pour faire face au fardeau de plus en plus lourd que représentent les troubles neurologiques, responsables de plus de 11 millions de décès dans le monde chaque année. Le nouveau Rapport de situation sur la santé neurologique dans le monde, publié aujourd’hui par l’OMS, révèle que les affections neurologiques touchent désormais plus de 40 % de la population mondiale, soit plus de 3 milliards de personnes.

Trois nouvelles maladies seront ajoutées au programme national de dépistage néonatal à partir du 1er septembre 2025. Cela signifie que tous les bébés nés à partir de cette date pourront bénéficier de cette extension.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie aujourd’hui sa toute première note de synthèse sur les produits vaccinaux visant à protéger les nourrissons contre le virus respiratoire syncytial (VRS), la principale cause mondiale d’infections aiguës des voies respiratoires inférieures chez l’enfant.

Santé publique France publie les résultats de l’enquête nationale de prévalence 2024 des infections associées aux soins et des traitements anti-infectieux en Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

Près de cinq ans après que la COVID-19 a été signa-lée pour la première fois, un nouveau rapport mondial de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur la prévention et la lutte contre les infections (IPC) témoigne de la lenteur des progrès pour combler les lacunes critiques dans la prévention des infections nosocomiales.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a pré-qualifié le test Xpert® MTB/RIF Ultra, un test de diagnostic moléculaire de la tuberculose. Il s’agit du premier test de diagnostic de la tuberculose et de sensibilité aux antibiotiques qui répond aux normes de préqualification de l’OMS.