Échos de presse
Le cancer du col de l'utérus est une maladie infectieuse sexuellement transmise
par Frédéric Morinet *
Dans 15 à 20 % des cas, il existe une cause virale, bactérienne, voire parasitaire à la survenue de cancers. Le cancer du col de l’utérus est lié à une infection génitale par certains types oncogènes de papillomavirus. Leur présence est nécessaire, comme l’indique la détection de ces virus dans 99 % des cas de cancer du col, mais n’est pas suffisante. Il existe des cofacteurs pour faire évoluer une lésion génitale du col, dépistée par un frottis cervico-utérin, vers un cancer, tel le tabagisme, par exemple. À partir d’une lésion génitale créée lors de rapports sexuels, l’évolution vers un cancer du col utérin s’effectue en 10-15 ans. Pendant ce laps de temps, il est possible d’intervenir de manière efficace (chirurgie, chimiothérapie anti-angiogénique) et surtout, le système immunitaire du sujet est capable, dans la grande majorité des cas, de faire disparaître les lésions.
Le "mauvais cholestérol" inquiète l'Europe
Deux eurodéputées Roberta Metsola (PPE) et Marlene Mizzi (S&D) se sont inquiétées auprès de la Commission européenne du manque d'information et de programmes pour lutter contre le « mauvais cholestérol ». Elles ont adressé des questions écrites à la Commission, lui demandant des comptes sur les stratégies mises en place contre l’hypercholestérolémie.
Infection par le VIH et transplantation rénale
par Frédéric Morinet *
Depuis l’avènement des trithérapies, l’infection par le VIH est devenue chronique ; néanmoins, elle reste sujette à des complications : il en est ainsi de la néphropathie associée à l’infection virale. Depuis 2010, une étude française multicentrique a établi que la transplantation rénale n’était pas contre-indiquée chez des patients receveurs infectés par le virus (1). Effectivement, la survie de ces greffés était de 100 % à un an et de 98 % à deux ans, similaire à celle observée chez des transplantés rénaux exempts d’infection.
Quelle place pour la France sur le marché international des soins ?
** de David Marguerit et Mathilde Reynaudi
Le nombre de patients qui se rendent à l’étranger pour recevoir des soins aurait doublé en cinq ans, passant de 7,5 millions en 2007 à 16 millions en 2012. Ce marché mondial est aujourd’hui estimé à 60 milliards d’euros. De nombreux pays ont choisi d’investir dans le tourisme médical, les uns en misant sur le faible coût des soins prodigués (Thaïlande, Pologne), les autres sur leur qualité (États-Unis, Allemagne).
La "plus grande base de données médico-économiques du monde" accessible en Open data en février 2015
La base de données de santé Damir, gérée par l'Assurance Maladie, sera accessible en open data sur le site data.gouv.fr courant février 2015. Cette base est alimentée chaque année par les informations issues de 1,2 milliard de feuilles de soins, de 500 millions d’actes médicaux et de 11 millions d’hospitalisations.
Microbiote et norovirus : un modèle de mutualisme ?
par Frédéric Morinet *
Trois signalisations cellulaires, mettant en jeu les interférons de type I (α et β), de type II (γ) et de type III (λ), permettent le contrôle de la plupart des infections virales.
Les progrès en vue d'éliminer la rougeole sont au point mort, prévient l’OMS
Les progrès accomplis vers l’élimination de la rougeole sont au point mort, tel est l’avertissement lancé par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le nombre de décès dus à la rougeole est en hausse : estimé à 122 000 en 2012, il est passé à 145 700 en 2013, d’après les nouvelles données publiées dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire de l’OMS et le Morbidity and Mortality Weekly Report des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
Une nouvelle molécule contre l'infection humaine à virus respiratoire syncytial
par Frédéric Morinet *
L’infection humaine à virus respiratoire syncytial (VRS) est responsable de deux entités cliniques : la bronchiolite hivernale du nourrisson et la pneumopathie interstitielle du sujet immunodéprimé, notamment en cas de greffe de cellules souches. Le diagnostic est aisé, par recherche directe des antigènes viraux ou PCR à partir des sécrétions respiratoires ou du lavage broncho-alvéolaire. Le VRS humain est classé en deux groupes A et B, le groupe A étant le plus prévalent.
Ebola, la fin des certitudes ?
par Frédéric Morinet *
Les virus Ebola sont des virus à ARN, enveloppés, appartenant à la famille des Filovirus. On distingue cinq sous-types : quatre sous-types africains (« Zaïre », « Soudan », « Bundibugyo », « Forêt de Taï » (anciennement « Côte d’Ivoire ») infectant l’homme à partir d’un réservoir toujours mal identifié (chauve-souris ?) et un sous-type asiatique (« Reston »). Le taux de mortalité est variable, oscillant entre 40-50 % (Bundibugyo et Soudan) et 70 à 90 % (Zaïre). Le sous-type Forêt de Taï a été à l’origine d’un seul cas, en Côte d’Ivoire, et le sous-type Reston a été uniquement identifié pour le moment en Asie et provoque une infection asymptomatique chez l’homme (1).
Solidarité renforcée des Etats membres en cas de crise sanitaire grave
Dès 2010, la réflexion de certains États membres, sur la pandémie de grippe H1N1 de 2009 a mis en lumière des faiblesses dans les mécanismes en place dans les pays de l’UE pour l’acquisition de vaccins et de médicaments. Il s’en est dégagé la nécessité d’introduire une procédure commune pour l’acquisition conjointe de contre-mesures médicales, et notamment de vaccins pandémiques, afin de permettre aux États membres, sur une base volontaire, de renforcer leur pouvoir d’achat et d’accéder de manière égalitaire aux marchés des vaccins et antiviraux.


