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L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie de nouvelles orientations pour aider les pays à déployer plus largement le traitement préventif de la tuberculose et éviter ainsi que les personnes ayant une infection tuberculeuse tombent malades.


D’après les estimations, un quart de la population mondiale serait infectée par le bacille tuberculeux et nécessiterait un traitement préventif afin d’éviter l’apparition de la maladie.
La tuberculose demeure l’infection la plus meurtrière au niveau planétaire. En 2018, 10 millions de personnes sont tombées malades de la tuberculose, qui a coûté la vie à 1,5 million de personnes.

Le monde s’est engagé à mettre fin à la tuberculose d’ici à 2030. Même si des progrès ont été accomplis vers les cibles fixées le traitement préventif de la tuberculose a été largement négligé. Les dirigeants mondiaux se sont engagés à garantir l’accès au traitement préventif de la tuberculose pour au moins 24 millions de contacts de personnes ayant une tuberculose évolutive, et pour 6 millions de personnes séropositives au VIH, d’ici à 2022. Nous sommes loin du compte aujourd’hui : en 2018, les pays ont placé sous traitement préventif moins de 430 000 contacts dans le foyer et 1,8 million de personnes vivant avec le VIH.

Les nouvelles recommandations reposent sur toute une gamme d’approches novatrices pour renforcer l’accès au traitement préventif de la tuberculose :

• L’OMS recommande d’intensifier le traitement préventif de la tuberculose parmi les populations les plus à risque, y compris les contacts de patients tuberculeux au sein du foyer, les personnes vivant avec le VIH et les autres personnes à risque ayant une immunité réduite ou vivant dans des lieux très fréquentés.

• Pour dépister l’infection tuberculeuse, l’OMS recommande d’utiliser soit le test cutané à la tuberculine, soit le test de détection de l’interféron gamma.

• L’OMS recommande de nouveaux schémas plus courts de traitement préventif, en plus du schéma classique reposant sur l’administration quotidienne d’isoniazide pendant 6 mois. Ces options thérapeutiques sont : l’administration quotidienne de rifapentine et d’isoniazide pendant 1 mois, l’administration hebdomadaire de rifapentine et d’isoniazide pendant 3 mois, l’administration quotidienne de rifampicine et d’isoniazide pendant 3 mois et l’administration quotidienne de rifampicine seule pendant 4 mois.

Ces nouvelles lignes directrices consolidées de l’OMS sont accompagnées d’un manuel opérationnel expliquant point par point aux pays comment mettre en place le traitement préventif à grande échelle. Ce document donne des indications sur la fixation des priorités et sur l’investissement, depuis la création de la demande de prévention jusqu’à l’encadrement et au suivi du programme.

Extrait du communiqué de presse publié le 24 mars 2020 sur le site internet de l’OMS who.int/fr